mai 25, 2024

Dre Matshidiso Moeti, directrice générale de l'OMS pour l'Afrique

La Dre Matshidiso Moeti était à la 5ème Conférence Internationale sur l’Agenda Sanitaire Africain à Kigali au Rwanda. Elle a apporté des éclaircis sur les principaux enseignements à garder de l’épisode de la Covid-19.

COVID-19

Retenons

La salle est pleine à craquer. Dr Ebere Okereke, directeur général de l’« Africa Public Health Foundation », modère la séance. Le dossier Covid-19 est ouvert. Le livre du bilan est posé sur la table des discussions. C’est à la Dre Matshidiso Moeti qu’il revient d’évoquer le chapitre des leçons tirées. D’un air rassuré et rassurant, elle prend la parole. Le public est suspendu à ses lèvres. Sur un ton serein, elle met en évidence les cinq principaux enseignements que la pandémie a appris à l’Afrique et aux Africains. Elle les connait par cœur : « Ce que nous avons appris de la pandémie, c’est que premièrement, la santé est un déterminant du développement. Un déterminant non seulement du développement, mais aussi de la sécurité nationale », déclare-t-elle au préalable.

Un peu plus loin, la directrice régionale pour l’Afrique de l’OMS donne des précisions sur le deuxième point : « Nous avons vu avec beaucoup d’enthousiasme qu’il existe un lien solide entre la politique, les écosystèmes de la politique, les dirigeants politiques et les résultats en matière de santé ». Pour donner du poids à son argument, elle évoque le « soudain leadership des ministres de la santé » ; ce qui a constitué « un enjeu déterminant pour atteindre les plus hauts décideurs politiques des pays et susciter des actions de leur part ».

Tourné vers l’avenir

L’une des questions que les experts se sont posés au moment où il fallait riposter rapidement face à la pandémie a été de savoir« quels risques y avait-il ? » Une façon de chercher à comprendre ce qui peut surprendre dans cette situation. A l’heure du bilan, il convient de dire que c’est dans ce contexte que les uns et les autres se rendent compte que : « puisque la bonne volonté internationale pouvait être vulnérable, chaque pays devait prendre soin de lui-même. Nous devrons en tenir compte dans certaines des conversations mondiales autour de la pandémie », a-t-elle déclaré.

Même si le travail doit être fait sur fond d’une harmonie continentale, la Dre Matshidiso Moeti note que : « nous avons également vu qu’il est important d’obtenir des approches sur mesure qui soient efficaces pour chaque pays. » S’appuyant sur le cas de ces pays africains qui ont eu le courage d’adapter des directives mondiales aux fins de leur propre sécurité, elle soutient que : « finalement, nous avons vraiment appris que les communautés sont à l’épicentre de tout ce que nous faisons. En tant que scientifiques et experts, nous devons traduire ce que nous disons pour que les communautés comprennent ».De son point de vue, « ceci a été l’une des douloureuses leçons tirées de la pandémie à COVID-19 ». Toutes ces leçons constituent des gages de renforcement de « la résilience de notre système de santé »

Il convient de rappeler que l’AHAIC 2023 avait pour thème : « Systèmes de santé résilients pour l’Afrique : repenser l’avenir maintenant ».

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