février 22, 2024

Une situation saisie par les FMO

Après les évènements troubles survenus lundi dernier au moment de la levée des couleurs au Lycée Bilingue d’Etoug-Ebe, les autorités ont suspendu les enseignements jusqu’à nouvel ordre. Pour l’heure, tout est mis en œuvre pour un retour à l’ordre et une reprise effective des cours dans les jours à venir.

Très tôt le lundi 22 janvier au Lycée Bilingue d’Etoug-Ebe, élèves personnels administratifs confondus, sont tous réunis dans la cour pour la levée des couleurs qui débute à 07h. Mais malheureusement, un évènement brusque viendra perturber ce grand rassemblement qui se tient à quelques jet de pierre de la Mairie de Yaoundé VI. Selon des informations recueillies sur les lieux, le portail qui s’est refermé sur de nombreux retardataires va être brusquement forcé et la situation va très vite dégénérer, entrainant de nombreux blessés, des agressions, des bagarres, et plusieurs dommages collatéraux. Le préfet du Mfoundi, Emmanuel Mariel Djikdent, s’exprimant aux micros de confrères ce 22 janvier, a fait savoir que « Il n’y a pas eu de morts. 21 élèves blessés après la bousculade ont été évacués » dans les formations sanitaires environnantes. De part et d’autres au Centre des handicapés, à la clinique Bon secours, à l’hôpital de district Biyem-assi, à l’hôpital des sœurs à Mvog-beti, avec l’aide des ambulances dépêchées sur place.

Perte de contrôle

Il s’agit en effet d’une situation qui a échappée au contrôle des responsables de l’établissement. Quelques minutes avant le drame, les élèves en retard avaient été priés de regagner leurs maisons car suspendus pour la journée sur instruction de NNAM-MBI D. NDONG, proviseur du Lycée Bilingue d’Etoug-Ébé. Finalement, elle reviendra sur sa sanction après maintes supplices de la part des élèves et va finir par instruire à nouveau la réouverture du portail pour leur permettre de rentrer dans l’établissement. Des élèves en classe de première nous explique que le petit portail étant ouvert et assez étroit pour faire rentrer au même moment toute la foule qui se trouvait dehors, plusieurs élèves ont forcé le plus grand en se marchant dessus.

Panique totale

Beaucoup ont été aspergés par des gaz lacrymogène, au moment où la sécurité a voulu s’en saisir. Tout ce manque d’oxygène a provoqué des étouffements, notamment chez les plus jeunes âgés entre 12 et 16 ans présents dans la foule. Les forces de maintien de l’ordre, la gendarmerie, le GSO, ont du intervenir.

Un vrai bal d’échauffourée, des rixes entre les élèves, parents, les dirigeants du lycée et des récupérateurs récalcitrants de grande renommée du quartier Etoug-Ebé, addicts aux drogues de toute nature font aussi leur chaud. Entre coups, lancés de cailloux, tables-bancs jetés à travers les balcons, matelas brulés au stade qui sert de terrain de football, l’enseigne du Lycée, renversé par terrain, les vandales en profitent pour détruisent tous ce qu’ils peuvent, apprend-on d’un gendarme. Sur une l’une des vidéos les plus vues sur la toile, la voiture qui est fracassée par des élèves est celle de Mme le proviseur, en fonction depuis 04 ans.

Pour justifier leur nombreux retard, ils sont nombreux parmi ces élèves à relever des « problèmes d’embouteillages les matins et la peine à être sur les lieux avant de 07h 00 pour la levée des couleurs, qui auparavant se tenait à 07h 15 ».

Le Lycée bilingue d’Etoug-Ebe compte plus de 6 000 élèves au total. Il est connu comme l’un des plus anciens et fréquentés des lycées de la ville de Yaoundé. Toutes les victimes de ce massacre conduites en soins intensifs sont tirés d’affaire selon des membres de l’établissement. Le lycée reste fermé jusqu’à nouvel ordre et sous surveillance par les agents de police. Plus de peur que de mal. Nul n’était l’intervention des forces du maintien de l’ordre et l’arrivée soudaine des officiels, le bilan en perte en vie humaine aurait pu être lourd.

Des autorités administratives se sont rendus sur place pour apaiser et rassurer les parents d’élèves, notamment la ministre de l’Enseignement Secondaire, le Pr Nalova LYONGA en compagnie de sa délégation.

EMILIENNE NDONGO, Stg

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