mai 21, 2024

Le poulet, la spécificité du marché de Mvog-Ada

C'est la réputation de ce marché qui nourrit toute la capitale du Cameroun de ses variétés de volailles. Notre reporter à visité cet insolite marché.

PREMIÈRE PARTIE

Les embouteillages commencent au marché de Mvog Ada de Yaoundé chaque jour dès 10 heures. Ils n’en finissent pas jusqu’à la nuit tombée. Le bouchon infernale commence au lieu-dit « Mobile-Mvog-Ada » pour se terminer aux alentours du carrefour Iptec. « Mobile-Mvog-Ada », un lieu mythique qui doit cette appellation à une station service qui, malgré le changement de société de gérance, cette station a conservé son appellation d’antan. Tout se passe là-bas : débrouillardise de toute nature, escroqueries et vole à la tire. De là pour joindre le marché de Mvog-Ada, on est à jet de pierre; on pourrait tout aussi y passer une bonne demi-heure à cause des bouchons.

Ce marché est un vaste lieu d’échanges: quincailleries, restaurants-bars alignés tout le long de la route où les piétons ont de la peine à se frayer un passage pour faire des emplettes ou emprunter un taxi. 

« Chez Mireille » est un tout: on s’y désaltère ou on y mange.  Tout à côté, c’est une menuiserie. L’ouvrier scie, rabote, et vernis ses œuvres. Il fabrique à l’aide du bois local rouge et blanc, des caisses de rangement pour plats, verres (la pièce coûte 12 000 francs ou plus).  Les caisses à verres sont vendues à 6000 francs la pièce. Ce menuisier fabrique aussi des bancs, des caisses d’épargne, des chaises pour les tout-petits enfants, des tableaux pour les répétitions à domicile, des salons pour meubler les domiciles, des tables et plateaux. A côté du menuisier, se trouve une fabrique des pierres tombales. Il suffit de passer simplement sa commande et vous êtes servi.à

Le marché des poulets

Le marché de Mvog-Ada est aussi connu sous l’appellation quelque peu abusive de « marché des poulets ». A une certaine époque, la Ferme des poules de Mvog-Betsi dans le quartier ouest fournissait en grande quantité ce marché. La réputation demeure à ce jour. 

À l’entrée du marché qui n’est d’ailleurs pas évidente vu les embouteillages interminables devenus une tradition connue des populations, les vendeurs de poulets sont toujours au rebond prêt à bousculer d’éventuel acheteur. C’est à la sortie du taxi ou de votre véhicule que l’odeur du poulet vous séduit et vous envahi. Un jeune homme en haillons est déjà présent pour vous servir de guide ou vous séduire en vous proposant ses poulets et le nettoyage immédiat. Quelle odeur ! C’est celle du poulet. Des femmes sont installées de part et d’autre avec des bassines de chenilles, des vers blancs, des sillures vivantes. Il ya rien à faire, bienvenue au « Marché de Mvog- Ada ».

Le fief du poulet : 

Ce marché, est un véritable lieu d’échanges des produits de base très variés. Le poulet reste et demeure son domaine de définition par son abondance sur le marché. Les jeunes, peu importe le sexe sont spécialisés dans la vente et le nettoyage du poulet. Ils occupent toute une ruelle de ce marché, juste pour la vente du poulet. Il est 11 heures, des vendeurs de poulets donnent l’impression qu’ils viennent à peine de commencer leur journée de travail tellement ils sont fournis et ils ont plusieurs espèces de volailles à savoir : le poulet de chair ou poulet de ferme : ce sont les poulets de 45 jours, nourris à la provende et facile à cuisiner pour les ménages. 

« Le poulet du village »

Les prix d’achat oxcillent entre 2 500 F à 7 000 F, pour les plus gros. Les pondeuses : une espèce de poulet rouge, qui sont destinés à la ponte des oeufs de poule. Leur élévage local est aussi fait avec beaucoup de soins. Leur chair est bien dure et passe plus de temps au feu pour être cuite. Les « poulets du village » sont une espèce rare. Ces poulets viennent en réalité de plusieurs villages du Centre, Sud, du Nord, de l’Est, du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Leurs prix commencent à partir de 4 500 F jusqu’à 10 000 francs. Ils sont prisés et affectionnés dans les coins gourmets et les ménages. 

Les « repros »

On dit d’ailleurs dans certains salons que ce poulet est « sucré ». « Les repros » sont les plus gros poulets sur le marché. Une variété dans l’espèce qui consomme beaucoup de provende et grossis aussi tellement, qu’on trouve les repros de 10 kgs et plus. Leurs prix oscillent entre 7 500 F et 25 000 F. 

On y trouve aussi les autres espèces telles : les dindons, les pintades, les cailles et leurs oeufs sans omettre les poussins : de deux jours, trois jours, deux semaines, qui sont vendus, à 1200 F l’un et 1 500 F pour les plus gros. Les provenderies y afférentes sont aussi à proximité. Les sacs de 50 kgs sont vendus à 12 000 F. 

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