février 25, 2024

Le bourbier à ne point en finir

Depuis près de deux mois, les riverains de la vallée d’Ekounou vivent un véritable bourbier dû à la construction du pont qui semait déjà la terreur.

« C’est très difficile de se mouvoir ici au niveau de la vallée pour pouvoir traverser surtout quand il a plu car, certains riverains se trouvent obligés de trouver des petits moyens palliatifs pour que la circulation soit un peu facile. Par moment, on se retrouve en train de se déchausser pour pourvoir circuler », révèle Mbarga, étudiant à l’institut universitaire Siantou Coron. Presque toutes les personnes qui empruntent cette rue, racontent de même manière leur calvaire.

La situation est devenue très difficile depuis que le pont de la vallée d’Ekounou a été détruit pour sa réhabilitation. La population est obligée de passer par le forage pour pouvoir passer. Quand il a plu, cette route en plus d’être étroite et en mauvais état, devient un enfer pour les populations. Pour pouvoir traverser, les personnes sont obligées de trouver des astuces afin d’arriver à leurs destinations étant propres. 

C’est le cas de certains qui se retrouvent à mettre une autre paire de chaussures dans le sac, en plus de celles qu’ils portent déjà , d’autres ont des petits chiffons dans leurs sacs pour qu’après la traversée, ils puissent se nettoyer. 

« Avec les pluies qui s’abattent sur la ville ces derniers jours, homme comme femme, nous sommes obligés d’avoir une autre paire de chaussures dans le sac ou du moins avoir un chiffon pour qu’après la traversée, que l’on puisse se nettoyer et s’échanger afin d’arriver à notre destination étant propre », a martelé Amougou, un riverain de la place.

En plus de la marche sportive qui se voit être imposer aux jeunes, adultes, veilles personnes et même les malades, les personnes se retrouvent maintenant à dépenser beaucoup d’argent qu’auparavant, pour pouvoir arriver à leur destination. C’est le cas par exemple de Émilie qui souligne qu’avant elle prenait la moto à 100f pour se rendre à Coron en quittant à Ekounou, mais maintenant, elle est obligée de dépenser au moins 200f. « En ce qui concerne, les malades comme moi, il n’est pas du tout facile d’emprunter cette voix qui est pleine de montées et de descentes », a mentionné maman Angèle.

   En dépit de ce que la population traverse, elle montre sa joie pour le fait que la situation s’arrange car elle estime que mieux souffrir maintenant pour qu’on finisse d’arranger, car si on le laissait en mauvais état, le pire aurait pu avoir lieu et aussi, elle est impatiente que les travaux finissent afin de mieux s’épanouir et se mouvoir.

Gervais BIKOUBA, Stagiaire.

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