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avril 13, 2024

Marlène Emvoutou, entrepreneuse camerounaise

Réagissant à une attaque à sa personne dans les réseaux sociaux, la militante du Rdpc réfugiée, conseille à Paul Biya de sortir du palais d’Etoudi maintenant, au lieu d’attendre une défaite en 2025, au cas où il tenterait d’être candidat à sa propre succession.

La semaine dernière, la Camerounaise Marlène Emvoutou, réfugiée politique en France a diffusé sur sa page Facebook, une longue réplique orale à Shanda Tonme. La native du Dja et Lobo a réagi après que Shanda Tonme ait publié une virulente lettre ouverte dans laquelle il reproche à la femme politique d’avoir, dans ses différentes sorties médiatiques, « manqué de respect à Chantal Biya, l’épouse du chef de l’Etat du Cameroun ».

Marlène Emvoutou a déclaré à plusieurs reprises que Chantal Biya n’avait pas un comportement public qui honore les hautes fonctions de son époux. Qu’elle arbore des tenues vestimentaires inappropriées, qu’elle laisse l’image indécente de son mari défiler dans les réseaux sociaux, qu’elle s’offre en public des photographies avec des personnes non recommandables, qu’elle est souvent excentrique face aux photographes et caméraman, lorsqu’elle se trouve aux côtés des autres épouses des chefs d’Etat. Toutes ces critiques n’ont pas laissé de marbre Shanda Tonme. Il a estimé nécessaire de voler au secours de Chantal Biya.

Laakam nous protège
Shanda Tonme est proche des milieux du pouvoir. Il cite parmi les personnalités dont il se réclame l’amitié : Samuel Mvondo Ayolo, le directeur du Cabinet civil du président de la République et Laurent Esso, le ministre d’Etat en charge de la Justice. Il est président d’une formation politique de moindre envergure, qui ne se réclame pas de l’opposition politique. Il est aussi de notoriété le secrétaire général d’une association de l’élite bamiléké baptisée le « Laakam ». Celle-ci se veut de « défendre les intérêts de la communauté bamiléké ».

Shanda Tomne, homme politique

De cette posture, Shanda Tonme a produit de sa plume experte et prolixe, des livres supposés proclamer « l’innocence de Yves Michel Fotso », lorsque celui-ci, alors directeur général de la compagnie nationale aérienne Camair Co, il avait été accusé par la justice d’avoir confondu les avoirs de la compagnie de navigation aérienne à ceux de ses multiples entreprises, au point à la mettre en liquidation prononcée. Yves Michel Fotso sera condamné, puis mis en liberté « médicale » sur instruction semble t-il du président de la République. Dans des milieux bien informés, Yves-Michel Fotso aurait profité de cette disposition régalienne pour se refaire une santé d’homme d’affaires sur des cieux plus cléments que ceux du Cameroun. Shanda Tonme utilise son autre casquette de « Médiateur de la République » pour rendre de multiples services aux Camerounais désarçonnés.

Il s’attire ainsi les égards des autorités et la reconnaissance de certains de ses compatriotes des parfois abusés. Tout ceci donne de la tonalité à Shanda Tonme pour se faire écouter. Des portes du pouvoir lui sont souvent ouvertes, celles de sa communauté bamiléké parfois aussi. Certains Camerounais en errance frappent souvent à sa porte. En s’en prenant vertement à Marlène Evoumtou pour défendre Chantal Biya, Shanda Tonme a mesuré le bénéfice qu’il tirerait de l’épouse du chef de l’Etat. Il sait jouer à fond ce type de partition. Marlène Emvoutou de son côté, elle ne s’est pas laissée décontenancer. Elle a répondu point par point à son contradicteur.

Elle a remis subtilement en doute le niveau du titre académique de « professeur » que porte Shanda Tonme, et « dont la qualité du texte diffamatoire ne reflète pas le titre de « professeur » dont il se prévaut, tellement le fond et la forme de sa lettre sont débridés et inconsistants pour son titre », affirme Marlène Emvoutou. Elle dit qu’elle utilise le canal de son choix pour son droit de réponse à un texte dont elle se veut « diffamée ». Elle précise dans son droit de réponse le fond de sa pensée : « Je suis membre du Rdpc. Je soutiens Paul Biya, mais je ne soutiendrai pas sa candidature pour l’élection présidentielle de 2025, car il ne dispose plus des capacités physiques et mentales pour diriger le Cameroun », explique t-elle, mais elle ajoute : « S’il est candidat, il se fera battre par Maurice Kamto ».

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