mai 18, 2024
Mauvais signal. Des chercheurs d’Européens et leurs collègues d’Ethiopie ont mené des études relatives à la propagation du paludisme chez les enfants de six mois à cinq ans dans treize pays d'Afrique subsaharienne et ont constaté qu'environ 30% souffrait de cette maladie. La menace reste significative.

PALUDISME

13 pays passés au scanner

Une équipe de médecins, placée sous la coordination de Dagmawi Chilot, chercheur à l’Université de Gondar au Nord de l’Ethiopie après étude est parvenue à la conclusion selon laquelle, « près de trois enfants sur dix étaient infectés par le paludisme ». Ladite étude publiée au mois de Mai 2023 par la revue scientifique PLoS One soutient que « les enfants âgés de moins de cinq ans vivant dans des familles nombreuses à faible revenu dans les zones rurales sont les plus vulnérables à l’infection par le paludisme. Nos résultats indiquent clairement que l’utilisation des moustiquaires imprégnées d’insecticide et l’amélioration du logement sont des moyens prometteurs pour prévenir efficacement l’infection. » L’équipe de recherche du chercheur Dagmawi Chilot, s’est intéressée au problème de l’étendue du paludisme chez les enfants vivant en Afrique subsaharienne d’une part et les facteurs qui contribuent ou entravent l’augmentation du nombre de porteurs du plasmodium, parasite responsable du paludisme d’autre part. L’approche pour parvenir à leur fin a été la suivante ;  ils ont passé au peigne fin les données collectées dans treize pays d’Afrique subsaharienne dont le Burkina Faso, le Ghana, la Guinée, le Kenya, le Liberia, Madagascar, le Mali, le Malawi, le Mozambique, le Nigeria, la Sierra Leone, le Sénégal et la Tanzanie. Pour être plus précis, durant ces travaux, un échantillon total de 60.541 enfants âgés de 6 à 59 mois a été exploité et a permis de détecter les facteurs qui sont  associés à la présence du paludisme à différents endroits. L’analyse des échantillons a révélé la présence d’infections d’une moyenne de 27,41%, variant de 5,04% au Sénégal à 62,57% en Sierra Leone. Il faut tout de même spécifier qu’ici il a été les données recueillies ont permis de conclure que les différences étaient similaires entre les enfants issus de familles riches et pauvres et entre les enfants des villes et des villages.

Au vu de tout ceci, les chercheurs ont également confirmé que l’usage de moustiquaires antipaludiques réduisait le risque d’infection de quelque 60%. Une telle information vient conforter l’idée de la nécessité de continuer à les utiliser les moustiquaires antipaludiques.

La situation reste complexe

Le paludisme est une maladie infectieuse, l’une des plus courantes chez les êtres humains. Les experts font savoir que cette maladie est provoquée par des parasites unicellulaires du genre Plasmodium. Ces derniers sont transmis aux humains par les piqûres de moustiques femelles du genre Anophèles, qui agissent en tant que vecteurs de la maladie. Une fois qu’un moustique infecté pique une personne, les parasites du paludisme se multiplient dans son foie, puis envahissent les globules rouges, provoquant ainsi les symptômes caractéristiques de la maladie. Les estimations actuelles de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) indiquent qu’environ 220 millions de personnes sont porteuses de tous les types de paludisme dans le monde. Selon les derniers rapports de cette organisation, le paludisme cause environ 400 000 décès chaque année. Il faut noter que la plus grande partie des malades habite l’Afrique et les pays en développement de l’Asie du Sud. Le Dr Magellan Tchouakui est un chercheur basé au Cameroun. Il fait partie de ceux qui travaillent activement pour libérer l’Afrique des affres du paludisme. Selon lui, l’un des défis les plus importants du moment est la résistance des moustiques aux insecticides constaté depuis 2005. Voilà donc une autre situation qui rend le contrôle de la maladie plus difficile.

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