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juin 6, 2024

La justice pour protéger le citoyen

Le périodique dans la presse contraint la rédaction à se détacher parfois de l’actualité, même quand celle-ci est domestique, déjà traitée abondamment par des confrères de l’instantanéité. On pourrait toujours se trouver un angle de traitement quand les confrères ont tout ressassé.

L’éditorialiste n’invente rien. Il engage sa rédaction par la position qu’il prend. Cette position sera désormais celle de sa rédaction, autant que le sujet existera. Ce serait aussi le rendez vous de cet organe avec l’Histoire. C’est ce devoir de mémoire qui nous oblige à revenir sur le rodéo à la Hitchcock que les Camerounais ont vécu dans la journée du 1er décembre 2023.

Un ou deux jours avant cette date, sur les réseaux sociaux, une rumeur persistante, évoquait une mise en liberté probable de Jean-Pierre Amougou Belinga, Pdg du groupe l’Anecdote, et Léopold Maxime Eko Eko, directeur général de la Dgre, service national du renseignement et du contre espionnage, tous les deux en détention provisoire à la prison de Kondengui, dans le cadre des enquêtes en cours, sur la disparition tragique de l’animateur de radio, Martinez Zogo.

En milieu de cette journée, la Toile répand une « Ordonnance de mise en liberté » des deux personnes citées plus haut. Le document est signé du Lieutenant-colonel, le Magistrat Sikati II Kamwo Florent Aimé, en sa qualité de Président et juge d’instruction du Tribunal militaire de Yaoundé.  Les commentaires et les questionnements fusent encore de partout quand subitement, le même juge d’instruction, Sikati Kamwo Florent Aimé fait un démenti : il ne se reconnait pas « signataire de cette mise en liberté ». Les deux suspects restent donc en prison.

L’avènement de l’écriture et de l’écrit améliore l’information et la communication. Il a engendré aussi le fléau de créer le faux par l’imitation. Internet facilite à son tour le clonage de beaucoup de documents en circulation. Leurs auteurs en tirent moult profits, jusqu’à ce qu’ils soient démasqués.

Le cas que nous évoquons est gravissime par les symboles qu’il porte : la mort, la justice et l’armée. L’armée et la justice sont les symboles les plus importants d’un État. Ils protègent les populations et le pays. Il ne faut pas les spolier pour quelque motif que ce soit. Si la Justice et l’Armée ne protègent plus les citoyens, elles perdraient de leur honneur et de leur crédibilité. C’est toute la nation qui vole en éclat.

Pour continuer d’assurer à ces deux institutions leur crédibilité, il est urgent d’ouvrir une enquête afin de savoir ce qui s’est réellement passé le 1er décembre dernier. Une fois les responsabilités établies, il faudrait prendre des mesures appropriées. Cela y va aussi de l’honneur du Cameroun à travers le monde entier qui nous regarde.

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