mai 25, 2024

Franck Emmanuel Biya reçu à Garoua par le Lamido

Cela fait bientôt 03 ans, il ne se passe plus une semaine sans que le nom de Franck Emmanuel Biya, le fils du chef de l’Etat n’apparaisse dans un article de la presse nationale.

Avant ce sournois positionnement continu vers la succession de Paul Biya à la tête de l’État, des associations s’étaient déjà créées pour adouber le fils ; la plus citée d’elles se nomme « Mouvement des Franckistes ».

Crescendo, Franck Emmanuel Biya monte en visibilité. Sa probable candidature à l’élection présidentielle de 2025 n’est plus un tabou. Le sujet figure désormais aux menus des plateaux radio-télé des week-ends.

Tout le monde en parle, l’intéressé lui se mure dans un silence quasi approbateur : « Qui ne dit rien, consent ». Ceux que le sujet passionnent sont dans deux tranchées : ici, certains, évoquant leur proximité avec le concerné, affirment que « le palais de l’Unité n’est pas dans les projets » du fils aîné de Paul Biya. D’autres sont formels : « Franck Biya est préparé depuis longtemps pour succéder à son père ».

Dans ce jeu de cache-cache, nous dressons ici trois hypothèses ; l’une d’elle ferait de Franck Biya le prochain chef de l’État en 2025 ou avant :

  1. Son père lui confie la présidence du Rdpc et il devient ainsi le « candidat naturel » de ce parti qui le porterait sans heurts au pouvoir.
  2. Le président de la République fait modifier la Constitution, il place son fils à un poste duquel il deviendrait le successeur constitutionnel du président sortant.
  3. Une révolution de palais « neutralise » Paul Biya ; elle suspend la Constitution, place le fils sur le trône du père. Ce type de scénario s’est produit ailleurs sur le continent.

Un de ces scénarios est probable pour que Franck Biya remplace son père à la tête de l’État. Et si Paul Biya devrait passer par une de ces voies pour donner le pouvoir à son fils, alors là, il aura lui-même organisé sa sortie par le trou d’une aiguille.

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